30 ans après la mort de Julio Ramón Riberyro
Réalisé parManoel Obando
Reconnu pour sa capacité à refléter les complexités du quotidien à travers une narration captivante, cet écrivain péruvien a laissé une empreinte profonde dans la littérature hispano-américaine. Auteur d'œuvres emblématiques telles que Los gallinazos sin plumas (Les vautours sans plumes) et Cuentos de circunstancias (Contes de circonstances), il s'est distingué comme l'un des principaux représentants de sa génération, aux côtés de figures telles que Mario Vargas Llosa. Son nom : Julio Ramón Ribeyro.
Narrateur de rue
Né le 31 août 1929 à Lima, il grandit dans une famille de classe moyenne qui connut des difficultés économiques après la mort de son père. Il passa son enfance dans les quartiers de Santa Beatriz et Miraflores, où il fit ses études au Colegio Champagnat. En 1952, une bourse l'a conduit en Espagne, marquant le début d'une période en Europe qui allait définir son œuvre. À Paris, il s'est installé dans le quartier latin tout en écrivant Los gallinazos sin plumas, un livre qui allait le consacrer comme un narrateur incontournable du paysage urbain. Au cours de ces années, Ribeyro a alterné l'écriture avec des emplois modestes dans différents pays, de l'Allemagne à la Belgique.
Il a fait demi-tour
À son retour au Pérou, en 1958, il devient enseignant et publie Crónica de San Gabriel, un roman qui lui vaut le Prix national du roman. En 1961, il retourna à Paris, où il travailla comme journaliste pour l'Agence France Presse. Sa carrière littéraire, qui comprenait des essais, des pièces de théâtre et des aphorismes, le confirma comme une voix singulière de la littérature péruvienne. En 1994, il reçut le Prix Juan Rulfo, la plus grande reconnaissance de sa carrière. Il décéda la même année, laissant derrière lui une œuvre immortelle. Voici ses sept meilleures œuvres :
- Los gallinazos sin plumas (1955)
- Cuentos de circunstancias (1958)
- La palabra del mudo (1972)
- Silvio en El Rosedal (1977)
- Solo para fumadores (1987)

