L'histoire du rap au Québec : Les années 2010 à aujourd’hui

Cette séction décrit les deux principaux partis politiques dans le but de différencier leurs promesses et idéologies

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La troisième vague

Publié le 3 décembre 2025 / Sous: La culture hip-hop au Québec


L'émergence

La troisième vague du hip-hop québécois, qui émerge au début des années 2010, marque un tournant majeur dans la sonorité, l’esthétique et la diffusion du rap au Québec. Cette période se caractérise par une ouverture aux influences internationales, une forte présence sur les plateformes numériques et une diversification des styles et des thèmes. Des groupes et artistes comme Lost, Dead Obies, Shreez et Loud incarnent ce renouveau en proposant un rap plus expérimental, parfois ironique ou introspectif, et souvent détaché du rap surtout militant des vagues précédentes.

Mélange linguistique

Le succès d’artistes comme Loud et Dead Obies illustre une transformation linguistique importante du hip-hop québécois durant les années 2010. En intégrant naturellement le français et l’anglais au sein d’un même morceau, ces artistes reflètent la réalité bilingue de Montréal et rompent avec l’idée d’un rap strictement francophone. Ce mélange linguistique devient un choix esthétique assumé par ces artistes. Cette approche contribue aussi à élargir le public du rap québécois, tant au Québec qu’à l’international (surtout en France).

Un peu après Loud et Dead Obies, des artistes comme Shreez et Lost poussent encore plus loin ce mélange en mélangeant le français, l’anglais, le créole, l’arabe et d’autres langues dans leurs textes. Cet usage reflète directement la diversité culturelle et migratoire de Montréal et met de l’avant des identités plurielles souvent absentes des discours dominants que l’on retrouve dans les médias traditionnels. Le multilinguisme devient ici un outil d’affirmation identitaire pour ces rapports issus de communautés immigrante. Ce rap multilingue participe ainsi à une redéfinition du hip-hop québécois lors des années 2010 et lors du début des années 2020.

Succès international

Publié le 3 décembre 2025 / Sous: Menu: Le culture hip-hop au Québec


Le succès en France de Rowjay

Loco Locass est un groupe de rap québécois formé à Montréal à la fin des années 1990 par Batlam, Biz et Chafiik. Dès leurs débuts, ils se distinguent par un style engagé, mêlant rap, poésie et revendications politiques. Leur premier album, Manifestif (2000), pose les bases de leur identité : un hip-hop en français, profondément ancré dans la culture québécoise et la défense de la langue. Le groupe connaît une plus grande reconnaissance avec l'albulm Amour oral (2004), avec des chanson ayant un grand succès comme « Libérez-nous des libéraux », devenue un hymne politique marquant à l'époque. Loco Locass se démarque par son militantisme souverainiste et son intérêt constant pour les enjeux sociaux, culturels et linguistiques. Ce groupe a contribué à populariser un rap québécois réfléchi et revendicateur. Même s’ils se font plus discrets après les années 2010, leur influence demeure forte dans l’histoire du hip-hop québécois.

Le producteur High Klassified

Le parcours de High Klassified est un bon exemple du succès croissant des producteurs québécois sur la scène hip-hop américaine. Réalisateur musical originaire de Laval, il se démarque par un style unique en mêlant sonorités électroniques, trap et d’autres influences, qui attire l’attention de l’industrie américaine. À partir du milieu des années 2010, High Klassified collabore avec plusieurs artistes et labels aux États-Unis comme le célèbre artiste The Weeknd (Comin Out Strong, 2017), ce qui lui permet de s’établir comme une figure crédible au sein d’un marché hautement compétitif. Ce succès aux États-Unis illustre non seulement son talent individuel, mais aussi la capacité du hip-hop québécois à rayonner au-delà de ses frontières, particulièrement aux États-Unis.

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