La princesse Kaguya
Le mythe de la princesse Kaguya, l’un des plus anciens récits narratifs du Japon, raconte l’histoire mystérieuse d’une enfant trouvée à l’intérieur d’un bambou lumineux par un vieux coupeur de bambou nommé Taketori-no-Okina. Minuscule comme un pouce lorsqu’il la découvre, elle se transforme, au contact de la femme du vieillard, en un véritable nourrisson. Le couple, pauvre et sans enfants, décide de l’élever comme sa propre fille et lui donne le nom de Kaguya-hime, « princesse lumineuse ». Très vite, ils se rendent compte que l’enfant n’est pas ordinaire : elle grandit à une vitesse prodigieuse, développe une beauté surnaturelle et semble apporter la prospérité dans leur vie, puisque le vieillard trouve bientôt dans les bambous des pépites d’or et des étoffes destinées à une princesse.
La jeune fille, d’abord heureuse dans la simplicité de sa vie rurale, s’attache profondément à la nature et aux enfants du village, en particulier à Sutemaru, un garçon de son âge. Pourtant, ses parents adoptifs, convaincus qu’elle doit accomplir un destin plus grand, l’emmènent dans la capitale. Là, dans une demeure luxueuse, Kaguya-hime reçoit l’éducation stricte de l’aristocratie, bien loin de la liberté sauvage de son enfance.
Sa beauté attire rapidement l’attention de tout le pays, et cinq nobles éminents viennent demander sa main. Refusant d’être enfermée dans une union imposée, elle déjoue leurs avances en leur confiant des quêtes impossibles, chacune portant sur un objet légendaire introuvable. Les prétendants échouent les uns après les autres, certains allant jusqu’à falsifier les trésors demandés, d’autres renonçant ou mourant en tentant de relever le défi. Même l’empereur, séduit par sa beauté et sa douceur, ne parvient pas à la convaincre ; Kaguya-hime, bienveillante mais inflexible, affirme qu’elle ne peut pas devenir sa femme car elle n’appartient pas à ce monde.
Peu à peu, la jeune princesse sombre dans la mélancolie. À chaque pleine lune, ses larmes redoublent, jusqu’au jour où elle révèle enfin sa vérité : elle vient de Tsuki no Miyako, la capitale de la Lune, et doit y retourner malgré son attachement sincère pour ses parents adoptifs et pour la Terre. Les versions du conte divergent quant à la raison de son exil : certaines disent qu’elle a été envoyée sur Terre en punition d’une faute, d’autres qu’elle en a été éloignée pour la protéger d’une guerre céleste.
Lorsque le moment du retour approche, l’empereur envoie ses soldats protéger la maison, mais ils sont impuissants face à l’arrivée d’une délégation d’êtres célestes qui enveloppe les lieux d’une lumière aveuglante. Kaguya-hime fait ses adieux à ses parents adoptifs et à la Terre dans une lettre empreinte de tristesse, leur laissant une robe en souvenir. Elle confie également à un garde une lettre destinée à l’empereur, accompagnée d’un élixir d’immortalité qu’elle refuse de boire. Dès qu’elle revêt une robe de plumes céleste, toute émotion humaine la quitte, et elle repart vers la Lune, laissant derrière elle des cœurs brisés.
Lfe vieillard et sa femme tombent malades. L’empereur, bouleversé en lisant la dernière lettre de Kaguya-hime, ordonne que le message lui soit transmis symboliquement en le brûlant au sommet de la plus haute montagne du pays, le mont Fuji. Il demande également que l’élixir d’immortalité soit détruit, car la vie éternelle n’a aucun sens si elle doit être vécue loin d’elle. Selon la légende, c’est ainsi que la montagne aurait reçu son nom, et que sa fumée aurait symbolisé les derniers liens entre l’empereur et la princesse lunaire.
Cette histoire, fondatrice dans la culture japonaise, traverse les siècles et continue d’inspirer peintures, récits, mangas et films. L’adaptation d’Isao Takahata pour le studio Ghibli, sortie en 2013 après une production monumentale, redonne au récit sa délicatesse originelle tout en lui offrant une force émotionnelle inédite. Considéré comme l’un des sommets artistiques de Takahata, le film fait résonner encore aujourd’hui la beauté tragique de cette princesse venue d’ailleurs, partagée entre deux mondes et deux destinées impossibles à concilier.
Sources: buta-connection.net et wikipédia.org
Réécriture : ChatGPT
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